|
 |
 |
|
|
Eric DELAMMARE
L'homme par qui la musique arrive
|
 |
PM : ça représente quoi, Le Show Case ?
Un lieu ouvert, chaleureux, avec des concerts de pointures comme de découvertes et aussi l’occasion pour les groupes de s’y faire connaître. La formule fédératrice de l’apéro concert de 19H !...où il y aura de la musique, du théatre et des expositions de peinture, qui donnent une raison, quel que soit l’âge, de sortir pas seulement pour boire un verre mais pour éprouver des émotions liées à l’Art…

| Le Questionnaire de PauMag |
Qu’est ce qui vous fait courir ?
LE TEMPS – il court trop vite-
Et l’amour dans tout ça ?
ESSENTIEL. Si le Show Case est né, c’est grâce à l’amour de ma femme.
Pau Mag ?
ESSENTIEL. Il dit avec cœur ce que les gens ne savent pas des gens. Il réunit les générations. Je le lis toujours avec beaucoup de plaisir.
| Quels sont pour vous ? |
 |
| Le mot qui compte : |
PARTAGE
Partager son temps, son repas, ses biens,…c’est le plus important d’une vie. |
| Le mot qui motive : |
OBJECTIF
|
| Le mot qui tue : |
INDIFFERENCE |
| Le mot essentiel : |
AMOUR. ENFANTS. LA RELEVE |
| Un personnage phare : |
ARAGON
« la femme est l’avenir de l’homme »
|
|
| Question à Marie |
PM : Le Musée, le Bistroquet, la Scène, jusque là vous ne vous impliquiez pas dans l’univers professionnel d’Éric. Pourquoi ce revirement ?
|
| Marie : Éric et moi, c’est 20 ans d’amour et deux enfants. Quand après les revers de la Scène, il est partis sur les routes faire son métier d’agent manager, ça a été très difficile. Sans lui, je tournais en rond dans mon boulot et j’avais envie qu’il revienne. Or, sa vie, c’est la musique. Et il a prouvé par le passé qu’il savait faire tourner une affaire. Alors j’ai lâché la fringue pour l’aventure musique à deux. Et ça, ça l’a séduit. On a choisit ce lieu tous les deux. On a insisté pour l’avoir. On a la foi et la niak pour le façonner à l’image de notre rêve ! |
|
 |
|
|
Tout le monde connaît Éric DELAMMARE ; c’est lui qui, de 97 à 99 fit du bar du Musée un café concert en deux ans et demi !!...lui encore qui attira des milliers de personnes au Hedas dans son Bistroquet. Lui enfin qui créa « La Scène » lieu mythique (650 concerts en 3 ans !...Avec des découvertes devenues célèbres comme Anaïs, la Grande Sophie...trop tôt fermé pour cause de problèmes d’inondations . Éric revient sur le devant de la scène. …un nom lié à son image : LE SHOW CASE. Entretien avec un homme aux enthousiasmes intacts qui croit aux contes de fées parce qu’il leur donne réalité.
PM : Éric quelques mots sur votre parcours ?
La musique m’a interpellé tôt. A 13 ans, j’étais déjà batteur dans des groupes : « Maldoror » à Pau, « Chrysanthème » à Gan. Mais vers 20 ans, j’ai arrêté de pratiquer quand j’ai compris que je ne manquerais pas à la musique comme interprète. Par contre, j’ai pigé très vite que j’étais plus efficace pour faire faire les concerts que pour les faire. Je suis, depuis toujours, très sensible au talent des gens. Il y en a qui ont du nez : moi j’ai des oreilles. Il y a toujours quelque chose qui me fait réagir : le son, le tapé d’une note, une façon d’envoyer. C’est pour ça que je fais ce métier. Et c’est ce qui m’a permis d’être réactif aux talents quand j’en rencontrais. C’est vrai que je me suis rarement trempé. J’ai fait venir beaucoup de talents qui sont devenu par la suite artistes de notoriété.
PM : Votre première fois en tant qu’organisateur ?
Vers 19 ans, je jouais avec le palois Franz VAILLANT – on a sorti un album- Joué au tout début de l’ACP. Et là l’univers m’a totalement pris et j’ai su que je voulais être derrière !... Mon rêve, c’était d’avoir une salle à moi et d’y défendre le spectacle vivant avec cette approche démocratique qui réclame de le faire partager. Comme un lecteur aime à partager son livre !...
PM : Et le premier concert organisé ?
A Paris. Et je ne me rappelle plus l’interprète. Entre 93 et 97, je travaillais au Horse’s Mouth. J’t produisais quatre concerts par semaine ! J’ai fait venir Louise Attack, pas connu, Les Têtes Raides qui débutaient. Et puis en 97, après la naissance de mon fils Félix, je suis revenu à Pau pour lui offrir une meilleure qualité de vie, avec l’envie d’apporter à ma ville à moi toute mon expérience parisienne. Et je l’ai fait !... A la scène, j’ai fait venir Cali, pas connu, Anaïs, Oxmo Puccino – que personne ne connaissait- Jave, High Tone, etc…650 concerts en trois ans et demi.
PM : La Scène, un rêve brisé ?
Bien sûr, c’était une grande aventure, mon rêve d’ado, le club que j’avais rêvais d’avoir. Même si ça manquait parfois de moyens, j’étais fier de prouver que, même sans des millions d’euros, on pouvais faire venir du beau monde. Je voulais pouvoir dire, ce n’était pas « Yes we can » mais « Yes we do ».
PM : et après la Scène ?
Dur. Mon jouet était cassé. Difficile aussi pour ma femme, Marie – une femme exceptionnelle - mais à ce moment là pour réagir, c’était rebondir ailleurs qu’à Pau. J’ai donc choisi d’être agent, de promouvoir des artistes auxquels je croyais, je les ai emmenés en Chine, en Europe, partout !...
PM : et ce retour à Pau ?
L’œuvre de Maris. Très franchement, je ne pensais pas refaire mon métier sur Pau, revivre à nouveau cette passion partagée avec ma ville. C’est Marie qui l’a voulu et qui pour me convaincre, m’a dit : »si tu veux cette fois, on va le faire ensemble ». et ça, ça m’a fait fondre. Ça redevenait une aventure fontastique. Et on l’a fait. Du coup c’est une aventure familliale formidable pour laquelle les enfants s’enthousiasment aussi.
|
|
|
 |
FEVRIER 2009 - ©PauMagazine |
|
|
 |
|